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PHIL16

Hyperphagie

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Bonjour, l'hyperphagie reconnue trouble du comportement alimentaire à plusieurs sources, psychiatrique et physiologistes. 

J'ai ouvert ce post afin d'éventuellement obtenir des témoignages, peut-être avez vous dans vos proches des hyperphagistes. Ce syndrome met à mal tous les efforts en matière sportive et alimentaire. Sans doute parce qu'il entraîne un excès de contrôle.

Personnellement je suis sujet depuis des décennies à ce syndrome. Je me bagarre tous les jours pour comprendre, ce besoin lié au désoeuvrement réel ou supposé. Mais j'avance.

 

définitions : 

Chacun de nous mange en excès de temps en temps, en prenant une troisième assiette au souper de Noël, par exemple en avalant un paquet entier de cookies pendant une session d’examen. Mais si la suralimentation est une habitude régulière et incontrôlable, vous souffrez d’hyperphagie boulimique.
Les hyperphages utilisent la nourriture pour faire face au stress et aux autres émotions négatives, mais leur suralimentation compulsive leur fait encore plus de mal. 
 

Qu’est-ce que l’hyperphagie boulimique ?

L’hyperphagie boulimique est caractérisée par une suralimentation compulsive pendant laquelle la personne consomme un grand nombre d’aliments tout en ayant le sentiment de perdre le contrôle et sans savoir s’arrêter.
Les épisodes d’hyperphagie durent typiquement deux heures, mais certaines personnes en ont tout au long de la journée. Les hyperphages mangent souvent même lorsqu’ils n’ont pas faim et continuent de manger jusqu’à ce qu’ils soient remplis et même au delà. Il peuvent aussi se goinfrer en mangeant rapidement et en ne faisant pas attention à la quantité d’aliments qu’ils ingurgitent.
 
Les caractéristiques clés de l’hyperphagie boulimique sont :
  • Des épisodes fréquents de crises d’hyperphagie incontrôlables
  • Sentiment négatifs (tristesse, désespoir, culpabilité, honte,…) pendant et après la crise
  • Pas de comportements compensatoires comme les vomissements ou la prise de laxatifs ou de diurétiques

Les personnes qui souffrent d’hyperphagie se battent contre des sentiments de culpabilité, de honte, de dégoût et de dépression. Elles s’inquiètent à propos de ce que leur alimentation compulsive peut avoir comme effet sur leur corps et s’en veulent pour leur manque de contrôle et de volonté. Elles veulent désespérément stopper les crises mais elles n’y arrivent pas.

L’hyperphagie boulimique est plus courante que l’anorexie ou que la boulimie. Contrairement aux autres troubles alimentaires, l’hyperphagie est un trouble que l’on retrouve aussi bien chez les hommes que chez les femmes. L’hyperphagie débute souvent à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte, souvent après un régime. Mais beaucoup de personnes ne vont pas chercher de l’aide directement et donc elles prennent du poids ce qui a des effets néfastes sur la santé physique.
 

Ai-je besoin d’aide pour mes crises d’hyperphagie ?

 
Répondez vous-même aux questions suivantes. Plus vous avez de réponses « oui » plus vous êtes susceptible de souffrir d’hyperphagie boulimique :
  • Est-ce que vous avez le sentiment de perdre le contrôle lorsque vous manger ?
  • Pensez-vous sans cesse à la nourriture ?
  • Mangez-vous en cachette ?
  • Mangez-vous jusqu’à ce que vous soyez malade ?
  • Est-ce que vous mangez pour oublier vos soucis ou pour vous soulager ?
  • Vous sentez-vous dégoûté ou honteux après avoir manger ?
  • N’avez-vous pas la force pour vous arrêter de manger alors que vous le souhaiteriez ?

L’alimentation émotionnelle et la dépendance à la nourriture

 
Il est courant de se tourner vers la nourriture pour trouver du réconfort : se détendre avec un bol de soupe bien chaud après une grosse journée de travail par exemple. Mais quand l’alimentation devient une stratégie pour gérer ses émotions et faire face au stress, vous pouvez développer une dépendance malsaine et incontrôlable à la nourriture.
 
Les personnes hyperphages souffrent de cette dépendance à la nourriture. Comme l’alcoolique qui ne sait pas refuser un verre de bière, elles ne savent pas dire non à la nourriture. Souvent, leurs crises d’hyperphagie sont déclenchées par une humeur dépressive ou anxieuse mais elles peuvent également se suralimenter lorsqu’elles sont tendues, lorsqu’elles se sentent seules ou qu’elles s’ennuient. Elles mangent pour nourrir leurs sentiments plutôt que leur corps.
 
Le problème est que l’alimentation émotionnelle ne résout rien. Ca peut réconforter pendant un bref moment mais la réalité reprend vite le dessus avec un sentiment de dégoût de soi. L’alimentation émotionnelle peut surtout mener à des difficultés comme la prise de poids et l’obésité.
 
Malheureusement, la prise de poids ne fait que renforcer l’alimentation compulsive. Ceci n’est pas dû au fait que les personnes souffrant d’hyperphagie ne prennent plus soin de leur corps mais bien au fait qu’elles se sentent mal de voir leur poids grimper sur la balance. Et plus elles se sentent mal avec leur poids et leur apparence, plus elles vont utiliser la nourriture pour tenter de se réconforter. On se retrouve alors dans un cercle vicieux : les personnes s’alimentent pour se sentir mieux, elles se sentent mal car le poids augmente et elles se tournent à nouveau vers la nourriture pour se soulager.

Signes et symptômes de l’hyperphagie boulimique

Les personnes souffrant d’hyperphagie ont honte de leurs habitudes alimentaires et essayent souvent de cacher leurs symptômes et de manger en secret. Beaucoup d’hyperphages sont en surpoids ou obèses mais certains ont un poids normal.

Symptômes comportementaux de l’hyperphagie et de la suralimentation compulsive

Les personnes hyperphages :
  • Sont incapables de s’arrêter de manger ou de contrôler ce qu’elles mangent
  • Ingurgitent une grande quantité de nourriture
  • Mangent même si elles se sentent remplies
  • Cachent ou stockent la nourriture pour la manger plus tard en secret
  • Mangent normalement en présence d’autres personnes, mais se goinfrent quand elles sont seules
  • Mangent continuellement pendant la journée sans planifier de repas

Les symptômes émotionnels de l’hyperphagie et de la suralimentation compulsive

  • Les tensions émotionnelles ne peuvent être apaisées que par la nourriture
  • Sentiment d’embarras face à la quantité mangée
  • Sentiment d’être sur « pilote automatique » quand elles mangent sans se rendre compte de la quantité et des aliments
  • Jamais de sentiment de satisfaction peu importe ce qu’elles mangent
  • Sentiments de culpabilité, de dégoût ou de dépression après s’être suralimenter
  • Désespoir dans le fait de pouvoir un jour contrôler son poids et ses habitudes alimentaires

La différence entre l’hyperphagie et la boulimie

L’hyperphagie ressemble à la boulimie en ce sens que dans ces deux troubles alimentaires, la personne mange une grande quantité de nourriture en peu de temps. Mais contrairement aux boulimiques, les hyperphages ne se purgent pas pour éliminer les excès de calories ingurgités. Les personnes qui souffrent d’hyperphagie essayent occasionnellement de se restreindre au niveau alimentaire mais beaucoup abandonnent car elles ont déjà entrepris beaucoup de régimes qui ont échoués.
 
 

Les causes de l’hyperphagie et de la suralimentation compulsive

Beaucoup d’experts pensent que les troubles alimentaires se développent suite à la combinaison de beaucoup de facteurs tels que les gènes, les émotions et le vécu.

Les causes biologiques de l’hyperphagie

Beaucoup d’études montent des anomalies biologiques qui peuvent contribuer au développement de l’hyperphagie. Par exemple, l’hypothalamus (partie du cerveau qui contrôle la faim) pourrait ne pas envoyer des messages corrects à propos de la faim et du plaisir. Des chercheurs ont également trouvé une mutation génétique qui pourrait causer la dépendance à la nourriture. Enfin, il y a des preuves qui montrent qu’un bas niveau de sérotonine dans le cerveau peut jouer un rôle dans l’alimentation compulsive.

Les causes psychologiques de l’hyperphagie

La dépression et l’hyperphagie sont fortement liées. En effet, plus ou moins la moitié des hyperphages souffre de dépression ou développe celle-ci par la suite. Il y a également des études qui montrent que la faible estime de soi, l’insatisfaction corporelle et la solitude peuvent engendrés une alimentation compulsive. Les hyperphages peuvent également présenter des problèmes au niveau du contrôle de l’impulsivité et dans l’expression de leurs émotions.

Les causes sociales et culturelles de l’hyperphagie

La pression sociale pour être mince peut ajouter des sentiments négatifs à la honte que les hyperphages ressentent déjà et renforcer leur alimentation émotionnelle. La pression sociale peut donc augmenter le risque de développer de l’hyperphagie.
De plus, certains parents ont inconsciemment préparé le terrain à l’hyperphagie en utilisant la nourriture pour réconforter ou récompenser l’enfant.
Les enfants qui sont souvent confrontés à des remarques sur leur corps sont aussi davantage vulnérables.
Enfin, un autre facteur de risque est un abus sexuel durant l’enfance.

Les effets de l’hyperphagie boulimique

L’hyperphagie peut mener à une variété de problèmes physiques, émotionnels et sociaux. Les personnes qui souffrent d’hyperphagie rapportent plus de problèmes de santé, de stress, d’insomnies et de pensées suicidaires que les personnes sans trouble alimentaire. La dépression, l’anxiété et l’abus de substance sont aussi considérés comme des effets courants de l’hyperphagie. L’hyperphagie interfère également avec les relations de la personne et sa carrière professionnelle. Mais l’effet le plus important de l’hyperphagie est la prise de poids qui peut mener à l’obésité.

Obésité et hyperphagie

Comme dit ci-dessus, l’hyperphagie peut mener à l’obésité et cette dernière entraîne de nombreuses complications médicales :

  • Diabète de type2
  • Cholestérol élevé
  • Pression sanguine élevée
  • Maladie cardiaque
  • Certains cancers
  • Arthrose
  • Douleur aux articulations ou dans les muscles
  • Problèmes gastro-intestinaux
  • Syndrome d’apnée du sommeil

(source site psyris) 

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Merci,  ça permet aussi de comprendre (comme le sujet initié par @Fulbodiussur le jeûne) que la prise de poids n'est pas qu'une question de manque de volonté et que les réflexions du style "t'as qu'à moins bouffer gros" n'ont aucun sens et sont même dévastatrice. 

La compréhension de l'hyperphagie par les proches aident grandement,  elle permet d'une d'aider mais aussi de désamorcer des situations qui peuvent mener au clash irréversible.

 

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Salut PHIL!

C'est dans la boue la plus noire que les plus belles orchidées puisent leur épanouissement. Un cahot sur la route ne doit pas nous faire oublier le chemin parcouru. Ton regard porte loin, cet horizon est tien.

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Ce que j'aimerais c'est que les nombreux membres furtifs du forum qui viennent en expliquant avoir des problèmes de poids et en "mentant" sur leur diète ou tout au moins en faisant abstraction de ces accès compulsifs se disent qu'ici on SAIT et qu'ici on peut en parler.  

Parce que quand tu expliques ça a des non initiés la réponse est souvent "c'est ça cherche une excuse à ta gloutonnerie" et je sais ce ça coûte. Les forumeurs dont je parle ne reviennent pas après leur présentation parce qu'il savent être dans le "faux" et tout ce qu'on leur conseillera sera tronqué par cette méconnaissance.

Donc si ça peut aider.  

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Pour parler du post, j'ai été sujet jusqu'à l'adolescence à des excès alimentaires compulsifs, spécialement de type grignotage de produits sucrés. Même si j'ai depuis écarté ce type de comportement, j'en ai conservé une tendance facile à l'embonpoint disons. Je reste persuadé que, s'il existe une base génétique pré-déterminante et un historique comportemental influent, le facteur essentiel reste l'équilibre émotionnel. Toute forme d'addiction est un phénomène compensatoire. La mécanique thérapeutique préférable s'articule autour de la fonction de sublimation: faire de ses "faiblesses" une force.

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Merci Phil pour ce post, je ne m’y retrouve pas à 100% mais je me rends compte que je suis sujet en partie à ce comportement surtout en ce qui concerne le fait de mangé en cachette, mais aussi de ne pas pouvoir résister à des sucreries tout en me disant c’est mal en les mangeant.

Je ne sais pas si c’est de l’hyperphagie ou simplement un manque de volonté.

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Je n'avais pas vu ce poste et il est très intéressant ! 

Ce sujet est plutot tabou, et pour beaucoup il est difficile d'en parler, c'est pas mal de mettre cela en lumière :) 

 

Je commente pour remettre un peu en surface ce post, et que les

nouveaux adhérents pourquoi pas s'y intéressent :) 

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    • Salut, oui c'est ça aussi qui m’inquiète, après 1 an d'effort et de progression j'ai peur de devoir tout recommencer si jamais je fais un déficit calorique ! C'est pas évident à ce stade a vrai dire...   Je pense que je vais continuer sur ma prise de masse pour atteindre PDC 0 et ensuite je repartirai gentillement sur un maintien dans un premier temps.
    • Salut! Ben place ce qui est prioritaire pour toi en premier. Apparemment c'est la perte de gras alors adapte ta diete en fonction et poursuia ton entrainement meme si tu dois t'attendre a une eventuelle baisse de performances. 
    • Bonsoir tout le monde,   Avec mes 11 kg de pris en quasi 1 an de musculation, j'en arrive finalement à ne plus supporter mon corps !! Certes j'ai du prendre un peu de muscles mais ce que je vois surtout dans le miroir c'est une bonne couche de gras généralisée ! Du coup je me pose la question; pensez-vous qu'il serait judicieux de repasser en maintien pendant un moment et repartir sur un dégraissage sur 2 ou 3 mois ? (Y à t'il du coup un risque à ne plus prendre de muscles voir même en perdre ? et donc ne plus pouvoir progresser sur mes exos) ou continuer sur ma prise de "graisse" en espérant fabriquer encore du muscle ?  Je vous remercie pour vos avis. Bonne soirée.
    • Bin là pour le p'tit déj je blinde 80gr d'avoine, des framboises, 3 oeufs, 100gr de fromage blanc, et 15gr de whey dans un blinder, et le tout à boire. Mais même ça c'est galère à tout avaler, il me faut 30 min mdrr 
    • je pense que cela va surtout dépendre des quantités. si tes repas sont corrects, pas besoin de collation. si le petit dej est trop léger, tu peux prendre une collation. maintenant il ne faut pas oublier que plus souvent tu manges, moins ton estomac se repose, c'est pas top  
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